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L' Unabhängige Wählergruppe est une liste indépendante de citoyennes et citoyens de la ville d'Ahaus en Westphalie. Nous vous présenterons quelques faits sur nous et notre travail ainsi que sur le site de stockage de déchets nucléaires à Ahaus. Depuis une ving-cinq ans, l'UWG soutient la lutte pour la sortie du nucléaire dans la région à côté des différents groupes et associations du coin. Pour vous expliquer ce que nous sommes, on va tout d'abord énommer tout ce que nous ne sommes pas...
prochainement plus d'informations en français! A propos de l'énergie nucléaire en France et en Allemagne, nous recommandons :
Intervention de Jean-Yvon Landrac du Réseau Sortir du Nucléaire lors de la manifestation du 18 février 2001 à AhausIl y a 30 ans, le lobby militaro-industriel réalisait un marché de dupe sans précédent dans l'histoire de la planète avec la construction des usines de retraitement de La Hague en France et de Sellafield en Grande-Bretagne. - Marché de dupe car si initialement ces usines permettaient de produire du plutonium destiné à la bombe atomique, le stock de plutonium de La Hague dépasse aujourd'hui 70 tonnes et le Mox n'est qu'un alibi à la pérennité du retraitement. - Marché de dupe car les usines de retraitement produisent plus de déchets nucléaires qu'elles n'en ont reçu. Accepter le retour de déchets vitrifiés vers Gorleben, c'est accepter de nouveaux envois d'au moins 10 fois plus de déchets vers La Hague. 26 ans après la mise en service de l'usine de retraitement de La Hague, l'unité de conditionnement des vêtements, outils, machines… irradiés n'est toujours pas opérationnelle. - Marché de dupe car si le retraitement est une activité lucrative, c'est parce qu'il sert à masquer la production de déchets nucléaires en Allemagne, aux Pays-Bas, au Japon,… et que pour ce mensonge les producteurs sont prêts à payer le prix fort. Rien que pour retraiter ses propres déchets, la France a déjà payé 164 milliards de Francs ! - Marché de dupe car le retraitement conduit à faire de la France et de la Grande-Bretagne des décharges nucléaires. Tous les jours, les usines de La Hague et de Sellafield contaminent un peu plus la biosphère : fuites dans l'atmosphère, rejets dans la mer… Chaque transport est un risque d'accident majeur : - Accident ferroviaire ou routier qui contaminerait les populations des villes et campagnes traversées. - Accident maritime que les récentes marées noires et chimiques en Bretagne ont montré non seulement possible mais probable. - Marché de dupe enfin car le retraitement ne règle en aucune façon le problème des déchets nucléaires. En voulant stocker ses déchets radioactifs à Ahaus et Gorleben ou les enfouir à Gorleben, Bure et Benken, loin de tout politicien et responsable, le lobby nucléaire prépare un nouveau mensonge criminel pour les générations futures. Face à ce marché de dupe, il est du devoir non seulement de l'Allemagne, de la France ou de l'Europe, mais aussi de toute la planète, d'arrêter de toute urgence le retraitement et la production de plutonium. Le retour des déchets nucléaires illégalement stockés à La Hague est nécessaire à moyen terme, mais il ne peut en aucun cas justifier la poursuite du retraitement. Seul un arrêt de l'exportation de ses déchets montrera clairement que l'Allemagne, ou plus précisément ses producteurs d'énergie d'origine nucléaire et son gouvernement, répond à ses obligations morales. Et c'est bien pour faire cesser ce commerce des déchets radioactifs que le Réseau Sortir du Nucléaire appelle ses associations adhérentes à manifester le long du trajet ferroviaire entre l'Allemagne et la France fin mars. L'action contre les transports de déchets est encore très récente en France et il est aussi plus difficile d'expliquer notre opposition actuelle au retour des déchets dans leur pays d'origine. Ici nous voudrions chaleureusement saluer l'action courageuse de Greenpeace à Cherbourg pour laquelle 3 militants allemands passeront en procès le 6 mars. Le nucléaire ne connaît pas de frontière. Nous non plus et c'est pourquoi nous accompagneront tout au long le transport de retour de La Hague à Gorleben. Evidemment, nous transmettrons immédiatement toutes les informations qui nous serons connues. Et c'est tous ensemble, solidaires et déterminés, que nous dirons : NON au retraitement, NON à la reprise du commerce des déchets radioactifs, OUI au retour des déchets après l'arrêt définitif de la production de plutonium.
LE MONDE | 27.03.01 | editorialLe casse-tête nucléaireQu'on le déplore ou qu'on s'en réjouisse, les manifestations antinucléaires qui entourent le convoi franco-allemand de déchets radioactifs, parti de la Hague en France pour aller à Gorleben en Allemagne, prouvent une chose : ce commerce ne peut pas s'apparenter à une activité économique banale. C'est que, même si la gestion de déchets nucléaires est, dans les deux pays, assez bien contrôlée à court terme, elle reste fondamentalement dangereuse et demande les précautions les plus grandes. Que les citoyens viennent le rappeler aux autorités n'est après tout pas un si mauvais signe : il témoigne que l'opinion ne veut pas laisser les responsables s'endormir dans l'assurance d'une sécurit réelle mais toujours fragile. Mais ces manifestations posent d'autres questions plus gênantes. Elles soulignent que le retour de déchets nucléaires en Allemagne n'est que le préalable à l'envoi vers la France de combustibles usés. Cette opération déjà difficile à expliquer à l'opinion publique l'est d'autant plus que le gouvernement de Gerhard Schröder, en accord avec les compagnies électriques, a décidé, en juin 2000, de ne plus recourir au retraitement à partir de 2005. Ainsi, l'Allemagne va sortir d'une voie technique que la France est maintenant presque la seule à suivre et qui, de fait, ne présente pas d'intérêt économique évident. Outre son coût, le retraitement des combustibles usés crée un casse-tête dont il serait temps que les responsables prennent conscience : au lieu de simplifier le problème des déchets nucléaires, déjà passablement difficile à gérer, le retraitement le complique. En effet, les pays qui n'y recourent pas n'ont qu'une catégorie de déchets à gérer : les combustibles usés issus des centrales après leur irradiation. En revanche, la filière de retraitement multiplie les matières radioactives dont on ne sait aujourd'hui que faire : produits de fission, déchets dits technologiques, uranium de retraitement, plutonium en excès, Mox usé - une liste déjà impressionnante, à quoi s'ajoutent les combustibles usés puisque les capacités sont insuffisantes pour traiter tous les combustibles irradiés par EDF. Chacune de ces catégories présente des caractéristiques radioactives particulières, ce qui demandera une gestion spécifique et des coûts supplémentaires. Enfin, l'enthousiasme des décideurs nucléaires les a poussés à accueillir des déchets trangers qu'il est bien difficile de faire revenir à domicile : on voit ce qu'il en est des déchets allemands mais un problème de même nature se pose avec les Pays-Bas et l'Espagne, soigneusement occulté par les connaisseurs du secteur, et qu'il faudra bien aborder un jour. Il importe au total d'adopter à l'endroit du retraitement une approche rationnelle : évaluer les coûts, connaître les différents stocks créés, tudier les conséquences de l'arrêt de cette voie technique. Et poser franchement les éléments du débat sur la scène démocratique.
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